La question du solde de tout compte en CDI revient fréquemment à l’approche d’une rupture contrat : combien recevra un salarié, quelles sommes figurent explicitement, et comment vérifier un calcul indemnité fiable ? Cet article propose un fil conducteur concret, fondé sur des règles 2026 du droit du travail, des exemples chiffrés et un parcours pas-à-pas pour estimer rapidement une indemnité grâce à un simulateur sécurisé. Il met en perspective les éléments obligatoires (salaire restant dû, congés payés non pris, indemnités de rupture, préavis éventuel) et décrit les écarts fréquents entre calcul légal et calcul conventionnel.
Le contenu s’adresse aux salariés en phase de départ, aux responsables RH qui vérifient les paies de fin de contrat, et aux conseillers préparant des dossiers prud’homaux. Le propos allie des repères chiffrés, des mini-templates réutilisables et des micro-actions concrètes pour permettre une estimation rapide et une vérification fiable d’un solde avant signature du reçu.
- En bref :
- Le solde de tout compte regroupe salaire prorata, congés non pris, indemnités de rupture et indemnité de préavis si dispensé.
- L’indemnité de licenciement légale = 1/4 mois par année (0–10 ans) puis 1/3 au-delà, avec salaire de référence le plus favorable.
- Les conventions collectives peuvent offrir un montant supérieur ; le simulateur compare légal vs conventionnel et retient le mieux.
- La signature du reçu ouvre un délai de contestation de 6 mois ; sans signature, le délai est de 3 ans.
- Un simulateur local et hors-ligne permet une estimation confidentielle et l’export PDF horodaté pour dossier.
| Cible décisionnelle | Format traité | 3 bénéfices business | 3 KPIs mesurables |
|---|---|---|---|
| Responsable RH / salarié quittant l’entreprise | Fin de contrat CDI (licenciement, rupture conventionnelle, démission) | Rapidité d’estimation, conformité juridique, réduction des litiges | Taux d’erreurs de paie ≤ 2% à J+7 ; délai de contestation respecté ; PDF horodaté exporté |
Comprendre le solde de tout compte en CDI : définitions, composantes et repères
Le solde de tout compte est la synthèse des sommes versées au salarié au moment de la fin de contrat. Par définition, il comprend le dernier salaire prorata, les congés payés non pris, les indemnités propres à la rupture (licenciement, rupture conventionnelle) et, le cas échéant, l’indemnité compensatrice de préavis. Le reçu pour solde de tout compte est le document récapitulatif que l’employeur doit remettre ; la signature n’annule pas la possibilité de contestation dans les 6 mois suivant la signature. Pour un calcul solde de tout compte précis, il est important de prendre en compte tous ces éléments.
Pour rendre le concept opérationnel, il est utile d’énoncer les composantes une à une et de donner des repères chiffrés. Le salaire restant dû se calcule au prorata des jours travaillés : formule pratique = (salaire mensuel brut ÷ 30) × nombre de jours travaillés. Les congés payés non pris sont évalués soit par la méthode du 10% (10% de la rémunération brute de la période de référence), soit par la méthode des jours (nombre de jours × salaire journalier), l’employeur appliquant la méthode la plus favorable au salarié.
Autre composante : l’indemnité de licenciement, due au salarié en CDI ayant au moins 8 mois d’ancienneté, sauf faute grave/lourde. Elle suit une formule légale et peut être enrichie par la convention collective. La prime de précarité concerne uniquement la fin de CDD et ne s’applique pas au CDI. Enfin, l’indemnité compensatrice de préavis indemnise la dispense d’exécution du préavis et correspond au salaire que le salarié aurait perçu pendant la durée du préavis.
Exemple concret pour fixer les idées : un salarié fictif, Sophie Durand, en CDI, 5 ans d’ancienneté, salaire brut 2 500 €/mois, licenciée pour motif réel et sérieux. Estimation rapide : indemnité légale de licenciement ≈ (2 500 × 1/4) × 5 = 3 125 €. Ajoutez congés payés non pris (calcul via méthode des jours) et indemnité de préavis si la direction la dispense ; l’estimation brute totale peut atteindre un ordre de 8 700 € selon les éléments restants. Ce cas illustre à la fois la simplicité des formules et l’importance de vérifier chaque composante.
Points de vigilance fréquents : oublis de primes proratisées (13e mois, commissions validées), erreurs sur le salaire de référence (moyenne 12 mois vs 3 mois avec prorata des primes), et non-application d’une convention collective plus favorable. Dans 2026, le plafond PASS (Plafond Annuel de la Sécurité Sociale) est une donnée utile pour évaluer l’exonération des indemnités ; il est conseillé de vérifier les montants annuels en cas d’indemnités élevées.
Insight final : maitriser la liste des composantes et un cas chiffré comparable (profil, ancienneté, salaire) permet d’obtenir une première estimation fiable en quelques minutes, avant toute vérification approfondie.
Micro-action (20 min) : Rassemblez vos trois derniers bulletins de paie, notez votre date d’entrée et les jours de congés non pris, puis calculez le salaire prorata et l’indemnité légale de licenciement approximative en appliquant la formule ci-dessus. Exportez ces chiffres dans un tableau simple pour la comparaison avec un simulateur.
Calcul de l’indemnité de licenciement en CDI : formule, salaire de référence et exemples pratiques
L’indemnité de licenciement constitue souvent le cœur du solde de tout compte pour les salariés en CDI. Sa formule légale est structurée ainsi : 1/4 de mois de salaire par année d’ancienneté pour les dix premières années, puis 1/3 de mois par année au-delà de dix ans. Le salaire de référence est le montant le plus favorable entre la moyenne des 12 derniers mois et la moyenne des 3 derniers mois (avec prise en compte au prorata des primes annuelles). Cette règle vise à garantir un calcul protecteur pour le salarié.
Illustration chiffrée : Thomas, cadre technique, 12 ans d’ancienneté, salaire de référence retenu = 3 500 € brut. Calcul : pour 10 premières années → (3 500 × 1/4) × 10 = 8 750 € ; pour les 2 années suivantes → (3 500 × 1/3) × 2 = 2 333 €. Indemnité totale ≈ 11 083 € brut. Cet exemple montre l’impact significatif de la tranche >10 ans sur le montant final.
Cas particuliers et prorata : pour une ancienneté non entière, le calcul s’effectue au prorata (ex. 6 mois = 0,5 année). Les salariés sous conventions plus favorables peuvent recevoir un montant supérieur ; le simulateur doit donc comparer automatiquement le calcul légal et le calcul conventionnel et retenir le montant le plus avantageux pour le salarié.
Exemples sectoriels : dans la chimie, la formule conventionnelle peut être plus généreuse (ex. 0,3 mois par an pour 0–10 ans et 0,4 mois au-delà). La convention Syntec retient fréquemment 1/3 de mois par année. Ces variations expliquent pourquoi une vérification conventionnelle est essentielle avant la signature du reçu.
Éléments à vérifier dans la pratique : le salaire de référence retenu (12 vs 3 mois), l’inclusion ou non des primes annuelles, le traitement des heures supplémentaires validées, et le calcul correct des années d’ancienneté (périodes suspendues, CDD antérieurs, temps partiel). En 2026, la réglementation conserve les grands principes, mais la conformité aux conventions collectives peut évoluer ; l’usage d’un simulateur régulièrement mis à jour est un atout.
Exemple terrain : un responsable RH d’un groupe industriel a appliqué la moyenne des 3 derniers mois sans prorata des primes annuelles, sous-estimant l’indemnité de 12%. Après recalcul avec la méthode des 12 mois, le salarié a obtenu un complément de plusieurs milliers d’euros. Ce type d’erreur est fréquent et évitable par une double vérification.
Insight final : le calcul de l’indemnité de licenciement est mécanique mais sensible aux choix de salaire de référence et aux conventions ; un contrôle systématique et chiffré est indispensable pour réduire le risque de contentieux.
Micro-action (20 min) : Calculez votre indemnité légale en appliquant les deux méthodes de salaire de référence (moyenne 12 mois et moyenne 3 mois). Notez l’écart en euros et sauvegardez le résultat pour l’insérer dans un simulateur en ligne ou un PDF de dossier.
Congés payés non pris : méthode du 10% vs calcul en jours, comparaisons et exemple chiffré
Les congés payés non pris sont une source fréquente d’erreurs de paie en fin de contrat. Deux méthodes existent : la méthode du maintien (salaire que le salarié aurait perçu en période de congés) et la méthode du 1/10e (10% de la rémunération brute de la période de référence). L’employeur est tenu d’appliquer la méthode la plus avantageuse pour le salarié. La méthode des jours se traduit concrètement par : nombre de jours de congés × salaire journalier (salaire mensuel ÷ 21,67).
Exemple pratique : Sophie Durand, 2 500 € brut mensuel, 5 jours de congés restants. Calcul méthode jours : 5 × (2 500 ÷ 21,67) ≈ 577 €. Méthode 10% : 2 500 × 10% = 250 €. L’employeur doit retenir 577 € car c’est le montant le plus favorable. Cette différence illustre l’impact majeur de la méthode retenue, surtout pour les salariés percevant des salaires variables ou des primes importantes.
Applications spécifiques : pour les salariés ayant perçu des primes annuelles ou commissions, la méthode du 1/10e peut se révéler plus avantageuse si la rémunération brute totale sur la période est élevée. Si le salarié a beaucoup travaillé sur une période courte avec forte variation de salaire, la méthode du maintien (salaire que le salarié aurait perçu) peut donner un montant supérieur.
Conseils pratiques : conserver un calendrier précis des congés, des bulletins de paie et des primes versées. Lors de l’utilisation d’un simulateur, saisir correctement la période de référence (généralement juin N-1 à mai N) et inclure toutes les primes imposables afin d’obtenir l’estimation la plus juste.
Cas concret en entreprise : un collaborateur en forfait jours avec primes annuelles a obtenu par la méthode des jours 1 200 € pour 8 jours non pris, alors que la méthode du 1/10e donnait 850 €. Le service paie avait initialement retenu le 1/10e par erreur, ce qui a nécessité un complément de salaire après contestation. La leçon : documenter et prouver le mode de calcul utilisé dans le reçu.
Insight final : la méthode de calcul des congés payés non pris peut faire varier le montant de plusieurs centaines d’euros. Vérifier systématiquement la méthode appliquée et comparer les deux options est une étape essentielle avant d’accepter le solde.
Micro-action (20 min) : Recalculez vos congés non pris via les deux méthodes (jours et 10%) en utilisant vos bulletins de salaire sur un tableur, et conservez la preuve du calcul pour la comparer au reçu fourni par l’employeur.
Préavis et indemnité compensatrice : règles de durée, dispenses et conséquences sur le solde
La notion de préavis est centrale dans le solde de tout compte : il s’agit de la période pendant laquelle le salarié devait normalement travailler après la notification de la rupture. Si l’employeur dispense le salarié d’effectuer le préavis, il doit verser une indemnité compensatrice égale aux salaires que le salarié aurait perçus pendant cette durée. À titre indicatif, la durée légale du préavis en CDI est d’un mois pour une ancienneté de 6 mois à 2 ans, et de deux mois au-delà de 2 ans, sous réserve des dispositions conventionnelles qui peuvent prévoir des durées plus longues.
Exemple chiffré : licenciement avec dispense de préavis pour un salarié à 3 000 €/mois et deux mois de préavis. L’indemnité compensatrice de préavis = 3 000 € × 2 = 6 000 €. Ce montant s’ajoute aux autres composantes du solde et est soumis aux cotisations sociales et à l’imposition comme un salaire classique.
Cas de la rupture conventionnelle : il n’y a pas de préavis imposé par la loi ; la date de rupture est convenue entre les parties après homologation. Si les parties conviennent d’une dispense, une indemnité peut être négociée dans l’accord. Pour la démission, le salarié doit généralement respecter son préavis sauf dispense accordée par l’employeur.
Points pratiques pour les RH : documenter systématiquement la décision de dispense et le calcul de l’indemnité, inscrire la durée du préavis dans le reçu pour solde de tout compte, et vérifier l’impact fiscal et social de cette indemnité. Les erreurs fréquentes consistent à omettre la rémunération variable (commissions, primes) dans le calcul de l’indemnité compensatrice.
Exemple terrain : un salarié forfait-jours a été dispensé de préavis de trois mois selon la convention, mais la paie a retenu uniquement le salaire de base, excluant la part variable. La correction a nécessité un ajustement et un complément payé après contestation. La vérification des éléments variables sur la période est donc indispensable.
Insight final : l’indemnité compensatrice de préavis est souvent l’élément le plus simple à vérifier mais aussi celui où les oublis de composantes variables coûtent le plus.
Micro-action (20 min) : Vérifiez la durée de votre préavis selon votre contrat et votre convention, puis calculez l’indemnité compensatrice en incluant toutes les composantes variables perçues sur les 12 derniers mois.
Conventions collectives et simulateur : comment comparer légal et conventionnel pour maximiser l’indemnité
Les conventions collectives peuvent prévoir des formules plus favorables que la loi pour le calcul des indemnités de rupture. Il est donc essentiel d’identifier la convention applicable et ses dispositions spécifiques avant d’accepter un reçu. Un simulateur moderne compare automatiquement le calcul légal et le calcul conventionnel et retient le montant le plus avantageux pour le salarié.
Exemples de conventions : la convention de la chimie peut prévoir 0,3 mois par année pour les 10 premières années puis 0,4 au-delà ; Syntec retient souvent 1/3 de mois par année. D’autres secteurs (métallurgie, BTP, transport, pharmacie, HCR) peuvent se rapprocher de la formule légale, mais avec des particularités sur le salaire de référence ou les majorations.
Tableau comparatif exemple : la plupart des simulateurs intègrent un module qui, à partir de la convention indiquée, ajuste le coefficient applicable. Cela permet de produire deux montants distincts : indemnité légale et indemnité conventionnelle. Le simulateur renseigne ensuite la version retenue et détaille le calcul dans un export PDF horodaté pour servir de preuve.
Cas pratique : un salarié de la plasturgie avec 7 ans d’ancienneté et salaire 2 800 € bénéficie conventionnellement d’une formule 1/5 pour ≤5 ans puis 2/5 pour 5–15 ans. Dans ce cas, la convention peut générer une indemnité supérieure à la légale ; le simulateur calcule les deux montants et affiche l’écart en pourcentage et en euros.
Conseils méthodologiques : identifier la convention applicable sur la base du contrat de travail, vérifier les accords d’entreprise qui peuvent augmenter les minima, et fournir au simulateur les éléments variables (primes, commissions) afin d’obtenir une comparaison fiable. Les simulateurs hors-ligne qui ne stockent pas de données garantissent la confidentialité lors de l’estimation.
Insight final : la vérification conventionnelle est souvent source de gains non négligeables ; ne pas la faire revient à laisser de l’argent sur la table.
Micro-action (20 min) : Relevez la convention collective mentionnée sur votre contrat, puis saisissez-la dans un simulateur qui compare légal et conventionnel. Exportez le PDF et comparez les deux montants en euros et en pourcentage.
Fiscalité et exonérations en 2026 : quel traitement pour chaque composante du solde de tout compte ?
Le traitement fiscal et social des différentes composantes du solde de tout compte varie selon leur nature. Le salaire restant dû, les congés payés non pris et l’indemnité compensatrice de préavis sont imposables et soumis aux cotisations sociales classiques. L’indemnité de licenciement bénéficie, en 2026, d’exonérations partielles selon des plafonds précis.
En 2026, l’exonération d’impôt sur le revenu pour l’indemnité de licenciement est limitée au plus petit des montants suivants : le montant légal ou conventionnel, deux fois la rémunération brute annuelle, ou 288 360 €. Les cotisations sociales peuvent être exonérées dans la limite de deux fois le PASS annuel (Pass 2026 ≈ 96 120 €). Ces plafonds doivent être vérifiés si l’indemnité est élevée ou si des compléments ont été négociés.
Exemple : pour une indemnité légale de 50 000 €, si deux fois le PASS est supérieur à ce montant, la part exonérée correspondra au montant légal limité aux règles susmentionnées. Au-delà, une fraction peut rester imposable. La prime de précarité (fin de CDD) est, elle, imposable et ne bénéficie pas des mêmes exonérations que l’indemnité de licenciement ; elle peut en revanche bénéficier d’une exonération partielle des prélèvements sociaux selon les règles en vigueur.
Impacts pratiques pour le salarié : l’exonération partielle peuvent réduire la charge fiscale sur l’indemnité perçue, mais le montant net reçu dépendra aussi du régime de prélèvement à la source appliqué sur les autres éléments imposables. Il est donc utile d’isoler dans le reçu chaque composante et de simuler l’impact fiscal pour estimer le net à percevoir.
Conseils : lors de la négociation d’une rupture conventionnelle, il est souvent pertinent d’envisager des formes de contrepartie non salariée (compléments sur la retraite, indemnités supra-légales) en gardant à l’esprit les règles d’exonération. Pour toute situation complexe, une consultation juridique ou fiscale permet d’optimiser le traitement.
Insight final : l’exonération de l’indemnité de licenciement peut réduire la charge fiscale, mais la composition exacte du solde reste déterminante pour connaître le net reçu.
Micro-action (20 min) : Séparez sur un document les éléments imposables et exonérés de votre solde, puis estimez le net à percevoir en appliquant un taux moyen de charges et d’impôt à partir de vos bulletins récents.
Procédure, délais et contestation : reçu pour solde de tout compte et recours pratiques
La procédure de remise du reçu pour solde de tout compte et les délais de contestation doivent être maîtrisés pour sécuriser ses droits. L’employeur remet ce reçu en même temps que les documents de fin de contrat (certificat de travail, attestation Pôle emploi). La signature est facultative : si le salarié signe, il dispose de 6 mois pour contester devant le conseil de prud’hommes ; en l’absence de signature, le délai de contestation est porté à 3 ans.
Étapes opérationnelles à respecter : conserver tous les bulletins de salaire, pièces justificatives (avenants, planning, preuves d’heures supplémentaires), et demander un détail écrit des calculs figurant sur le reçu. En cas d’erreur, envoyer une mise en demeure par courrier recommandé, en joignant les éléments chiffrés et le recalcul. Si l’employeur ne répond pas ou refuse, saisir le conseil de prud’hommes dans les délais.
Cas pratique : un ex-salarié a signé son reçu sans vérifier l’inclusion d’une prime trimestrielle. Il a réussi à obtenir un complément après recalcul et saisine dans le délai de 6 mois. Le dossier était étayé par les bulletins et le calcul comparatif fourni en annexe. Ce type d’illustration montre l’importance d’une documentation organisée.
Conseils pour les RH : inclure des annexes de calcul claires dans le reçu et proposer un export PDF horodaté du calculateur utilisé. Pour les salariés : ne pas signer immédiatement si le calcul semble incomplet ; demander les justificatifs et utiliser un simulateur pour vérifier.
Insight final : le délai de contestation dépend de la signature, mais la preuve et la méthodologie comptent davantage pour obtenir gain de cause.
Micro-action (20 min) : Rédigez un courrier recommandé type listant les éléments à vérifier sur votre reçu et demandez l’export PDF horodaté du simulateur ou le détail des calculs. Joignez vos propres recalculs pour appuyer la demande.
Utiliser un simulateur de solde de tout compte : guide pratique, confidentialité et export PDF
Un simulateur de solde de tout compte est un outil efficace pour obtenir une estimation rapide du montant final dû. Les simulateurs fiables comparent le calcul légal et conventionnel, intègrent les congés non pris, la prime de précarité le cas échéant, et permettent l’export d’un PDF horodaté. La plupart des outils modernes fonctionnent entièrement dans le navigateur et ne stockent pas de données, garantissant une confidentialité totale.
Mode d’emploi étape par étape : 1) Indiquer le type de rupture (licenciement, rupture conventionnelle, démission), 2) Saisir l’ancienneté en mois, 3) Entrer le salaire mensuel brut et les primes variables, 4) Inscrire le nombre de jours de congés restants, 5) Sélectionner la convention collective. Le simulateur produit alors un détail par composante et le montant brut et net estimé.
Exemple d’utilisation : en saisissant les données de Sophie Durand (5 ans, 2 500 € brut, 5 jours congés), le simulateur compare légal et conventionnel et affiche le résultat. Il est conseillé d’exporter le PDF horodaté pour le joindre à une demande écrite ou à un dossier prud’homal.
Aspects pratiques : vérifier la mise à jour réglementaire (barèmes 2026), sauvegarder les résultats localement et utiliser un simulateur offrant une fonctionnalité d’export simple. Les simulateurs intégrés aux sites ressources permettent souvent des guides complémentaires ; par exemple, des articles pratiques expliquent comment interpréter chaque ligne du reçu (guide pratique simulateur) et comment préparer une cessation d’activité (conseils cessation activité).
Vidéo explicative : une démo rapide d’un simulateur montre le flux de saisie et l’export PDF. Ces vidéos aident à comprendre la logique derrière chaque composante et à repérer les erreurs courantes. L’utilisation d’un outil hors-ligne avec export garantit une traçabilité utile en cas de contestation.
Insight final : un simulateur bien paramétré transforme une estimation hasardeuse en un document chiffré et défendable.
Micro-action (20 min) : Saisissez vos données dans un simulateur en ligne ou hors-ligne, comparez légal vs conventionnel, et exportez le PDF horodaté. Joignez ce PDF à votre courrier de demande de vérification auprès de l’employeur.
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Après signature, le salarié dispose de 6 mois pour saisir le conseil de prud’hommes. Sans signature, le délai est de 3 ans. Micro-action : conservez tous vos justificatifs et exportez le PDF horodaté du simulateur pour constituer votre dossier.
La rupture conventionnelle ouvre-t-elle droit à l’allocation chômage (ARE) ?
Oui, la rupture conventionnelle ouvre droit à l’ARE sous réserve d’avoir travaillé au moins 6 mois dans les 24 derniers mois. Micro-action : vérifiez vos droits auprès de Pôle emploi avec la date d’homologation.
Comment comparer le calcul légal et le calcul conventionnel ?
Identifier la convention collective applicable, saisir ses paramètres dans un simulateur qui compare automatiquement les deux formules, puis retenir le montant le plus favorable. Micro-action : notez la convention mentionnée sur votre contrat et utilisez-la dans le simulateur.
Quels éléments du solde de tout compte sont exonérés d’impôt en 2026 ?
L’indemnité de licenciement bénéficie d’exonérations partielles : exonération limitée au plus petit des montants suivants : montant légal ou conventionnel, 2 fois la rémunération brute annuelle, ou 288 360 €. Les autres composants (salaire prorata, congés, indemnité préavis) restent imposables. Micro-action : séparez les éléments imposables/exonérés sur un document pour estimer le net.
Ressources utiles et approfondissements : pour un guide détaillé sur le calcul et la vérification du solde, consulter le dossier complet sur calcul du solde de tout compte et le mode d’emploi pas-à-pas ici : comment calculer son solde de tout compte.



